Les chasseurs d’images neuchâtelois lancent leur propre association pour remettre l’éthique au cœur de leurs objectifs. Dans une visée pédagogique et préventive, qui met dans le mille.
Texte Giovanni Sammali et photos de Bernard Boule
Les dérapages en matière de photographies animalières font froid dans le dos : grenouilles congelées, voire attachées, pour qu’elles ne bougent plus, mises en scène avec des animaux morts et, pis encore, le coup de l’aquarium avec poissons juste sous le fil de l’eau, dans lequel plongent – et se fracassent – des martins-pêcheurs… Pour éviter de voir des photos issues de telles manipulations atterrir sur leur page Facebook aux 500 membres, Bernard Boule et une vingtaine de Neuchâtelois lancent l’association Wildlife Photography pour respecter l’éthique. La visée pédagogique est sincère, le coup de pub pas moins magistral : tous les médias romands en ont parlé. Pourtant, la question de l’éthique autour de l’engouement pour les photos d’animaux n’a rien de nouveau.
